Synopsis

Mai 2025, Six mois après le concert... Les Gangs à New-York ne sont plus ceux que vous connaissez aujourd'hui. Certains ont fini par se faire démanteler par la police, quand d'autres se sont raliés entre eux pour concentrer leur force sur une seule entité : Nova.Toutefois, un nouveau fléau est en train d'altérer l'ère du temps : l'évolution du génome

▷ 19 SEPTEMBRE Nous fermons temporairement :
- Les RAWS (sauf prédéfinis)
- Les WOLF (sauf prédéfinis)
Nous demandons de privilégier:
- Le NYAPD
- Les DRAGONS
- Les SQUALL
Merci d'avance
▷ 29 AOUT Le groupe des WOLF est de nouveau ouvert. Profitez-en ! Nous sommes dans l'attente d'un AD Breaker ainsi que d'un chef pour les Dragons ~
Nous avons ouvert la section des RP/fiches à l'honneur, afin de vous faire une idée du niveau de RP en ces bas lieux.
▷ 21 AOUT
Le forum se rêvet de sa tenue d'été ~ MAJ du forum. Lire ici

▷ 17 JUILLET
Des badges-insignes sont désormais attribués auxmembres faisant preuve d'amour, d'implication, d'originalité, etc. Nouveauté à lire : www
WOLF fermés jusqu'à nouvel ordre. Groupe à privilégier : les DRAGONS et les RAWS ♥ Merci d'avance

▷ 10 MAI
— BX-2023 devient Bronx Nemesis.Il rouvre officiellement ses portes et accueille anciens comme nouveaux.

Bienvenue

Bienvenue à New-York! En cette année 2025, le nom de Nova est connu sur toutes les lèvres : Gangs, Police, médias … À vous qui vous lancez sur sa piste, voici un conseil : rebroussez chemin, Nova n'est désormais plus le seul danger à gouverner ces terres. La mort n'est d'ailleurs plus permise...

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Mer 29 Aoû - 13:28

TIMOTHY WANG



Carte d'identité


► Avatar : Jason Todd de DC Comics
► Prénom(s) :Timothy
► Age : 22 ans (va sur ses 23)
► Date de naissance :  17 novembre
► Origine/ Nationalité : Américain
► Groupe :  CONY
► Rang dans le groupe : -
► Métier / Etudes :  étudiant en journalisme, spécialisation : politique - co-fondateur du site d'informations undernyc
- prostitué occasionnel
► Situation familiale : célibataire. vit avec sa tante. Ses parents ont déménagé en Colombie-Britannique, il y a deux ans.
► Situation financière : modeste
► Groupe sanguin : AB-
► Aptitude spéciale : cambriolage
► Troubles ou avantages : -





Questionnaire



► Comment voyez-vous les clones ? : Texte
► Pensez-vous qu'ils méritent autant d'intérêt que les êtres humains ? Texte
► Simplement par curiosité, votre admiration penche plus vers la justice ou la délinquance ? Texte


1. Si vous deviez décrire votre caractère ?


À force de courir après la vérité, Timothy se vêt de mensonges. Façonné par les non-dits, habitué à lire entre les lignes, obsédé par les sens cachés, avec le temps, son quotidien s’en est retrouvé contaminé. Mais lui-même est incapable de déterminer les raisons de ses décisions : protéger son entourage ? La peur d’être jugé par les gens qui comptent pour lui ? La peur d’être trahi ? Pour oublier ses interrogations, il se concentre sur le travail. Les études, mais aussi tout ce qu’il peut trouver comme sources d’informations. Alors que certaines personnes hésiteraient à deux fois avant de s’approcher de leur cible, Timothy est prêt à tout. De l’entretien en passant par la maintenance ou les livraisons, il surveille les petits boulots en lien avec les affaires qui l’intéressent. Certains de ses mentors lui ont aussi enseigné deux ou trois petites choses illégales. Cambriolage, caméra cachée, mettre quelqu’un sur écoute, il faut savoir flirter avec le risque.

À vrai dire, Timothy serait même prêt à faire les poubelles de la police, s’il était certain d’y trouver ne serait-ce qu’un seul indice. Charogne de plus au pays des rapaces, Timothy en a déjà trop vu. L’excitation d’un rédacteur en chef d’une chaîne de télévisée face à des images exclusives, les faux articles d’un journaliste obnubilé par la gloire, les titres racoleurs qui génèrent du clic. Du pain et des jeux ? Non, du sang et des jeux.

Souvent, il ressent le besoin de contrebalancer ce sentiment de sombrer dans un gouffre fait de moralité aléatoire. Passer du temps avec sa famille, sorties entre amis, ou participer aux distributions de nourriture auprès des personnes sans-abri l’aident à reprendre pied, à remettre du sens dans sa vie. Avec un père kinésithérapeute et une mère médecin généraliste, Timothy se demande parfois, si implicitement, il n’a pas grandi avec l’idée d’être utile. Que ce soit à quelqu’un ou à la société.

Fidèle à ses convictions ainsi qu’en amitié, il faut vraiment qu’un évènement grave ait lieu pour qu’il tourne le dos à un ami. Toutefois, il n’est pas de ceux qui demandent facilement de l’aide. Autant dire que lorsque ça arrive, ça signifie « Je suis dans la merde ». Ceux qui essaieront de lui faire la morale dans une telle situation se heurteront à un mur. Même si les intentions sont louables, que c’est pour son bien, Timothy voit plutôt ça comme une façon de remuer le couteau dans la plaie.  Oui, il a merdé. Non, il n’a pas envie que vous appuyez là où ça fait mal.

Ce côté immature parasite de temps en temps ses relations. S’il a du mal à entendre qu’il a tort, il déteste encore plus perdre. Autant dire qu’une partie de jeu vidéo peut s’éterniser. Il jouera jusqu’à temps de gagner au moins une partie. Sa facette plus attentionnée et attentive compense ce trait de caractère. Malheureusement, ça ne fonctionne qu’avec les autres. En ce qui le concerne, Timothy est capable de se laisser aller quand une affaire l’absorbe. Quelques signes de son obsession pour Nova inquiéteraient ses parents, seulement c’est autre chose qui les préoccupe.

Se trouvant dans le Bronx lorsque les explosions du 26 décembre ont eu lieu, le bruit de la déflagration le hante encore. Il sursaute à chaque son suspect ou reste pétrifié. Il combat cette peur insidieuse à coup de bruit blanc, de bruit de pluie ou de chants d’oiseaux. Depuis sa séparation avec Samuel, son angoisse s’est aggravée, mais il refuse de l’admettre.



2. Puis vous ressemblez à quoi ?


Jusqu’à son adolescence, sa famille s’adonnait au jeu « Mais à qui ressemble-t-il le plus ? » Aussi brun que son père avec les yeux bleus de sa mère, Timothy a souvent eu le sentiment d’être coincé entre trop et pas assez. À la fois trop exotique et pas assez asiatique pour rentrer dans le moule que certaines personnes avaient en tête. Lentilles noires, teinture pour cacher sa mèche blanche – signe d'achromotrichie –, à cette époque, il ne désirait qu’une chose : se fondre dans la masse. En proie à la frustration et à la colère, il abandonne l’aïkido et s’oriente vers le kick-boxing. Ce sport façonnera son corps.

— Certaines personnes adorent parler de leur physique, mais franchement, je ne sais jamais quoi dire. Sur une application de rencontres, je mettrais 1m85 pour environ 80 kilos. Epaules larges, carrure plutôt athlétique. Le teint pâle qui vire hâlé en été. En plus, spécifique, j’ai une cicatrice à la cuisse gauche. Rien de bien méchant. Je jouais dans un arbre avec mes cousins, et en redescendant trop rapidement, une branche à griffer ma peau. Ça fait pas trop blessure de guerre, hein ? En tout aussi gênant, j’ai le même timbre de voix légèrement rauque que mon père. Je ne compte plus le nombre de fois où la famille ou même ses amis me sortent "Oh Eric !" Oui, mais non. Essaie encore. Généralement quand je parle en cantonais, il n’y a plus aucun doute. Contrairement à lui, je n’ai pas grandi à Hong Kong, et j’ai du coup une pointe d’accent. Sans compter le mélange anglais-cantonais, histoire de combler mes lacunes.

Côté fringues, je ne suis pas dépensier. J’aime beaucoup les blousons en cuir. J’en ai pas mal, tous achetés en friperie. Au final, ils durent longtemps du moment qu’ils sont entretenus. Sinon, je suis adepte de la combinaison jeans-baskets. Ça m’arrive de m’aventurer du côté du casual chic, en particulier lors de mes stages ou quand il faut assister aux conférences de presse, mais faut être réaliste, qui irait faire les poubelles avec un chino ou pantalon de costume ?



3. Comment se définit votre tolérance aux autres ?


Texte - Minimum 7 lignes



4. Comment réagissez-vous face au blocus de la ville ?


Texte - Minimum 8 lignes



5. Comment avez-vous terminé jusque là ? Racontez un peu votre vie.


Brooklyn, café de quartier
juillet 2022

— T’as entendu ? On a un nouveau maire. Nancy, non attends, Nency ?
— Ouais, George Nency. Y a quelques articles qui ont été publiés sur lui.
Timothy croisa les bras devant son ordinateur. Le début de la prochaine année universitaire promettait d’être intéressant. Qu’est-ce que les journalistes avaient mis de côté ? Les avait-on forcé à utiliser un communiqué de presse soigneusement rédigé par la mairie ? La liberté de la presse se limitait surtout aux faits divers, aux événements sans grande importance auxquels on collait un titre racoleur. Mais dès qu’il s’agissait de creuser certains sujets, la police se transformait en mur.
La vérité était quelque part, perdue et enterrée sous un édifice de mensonges.
— Et t’en penses quoi ?
Timothy haussa les épaules.
— Que c’est à qui enculera qui aussi profondément que possible.
Depuis son retour à New York, il s’était enveloppé dans le cynisme. La ville de son enfance avait perdu une partie de son âme. De son charme. Il lui avait été volé, détruit. Et ceux qui étaient supposés la protéger avaient choisi leur camp.
— OK, je t’ai envoyé le compte-rendu de nos interviews avec les sans-abri, lança Dax en ponctuant ses mots d’un sourire malicieux.
Les gens de la rue avaient tellement de choses à dire. Des témoins invisibles dont personne se souciait. Ils vivaient comme des parias. Ils mouraient dans l’indifférence.
Mais leurs voix étaient des missiles.
Et dès minuit, ils les lanceraient sur la ville.

*

[début de l’enregistrement]

Maddie : Waouh, on dirait que je suis une célébrité ! Mais tu vas changer mon prénom, hein ? Tu m’avais promis.
Timothy : T’inquiète. On fera en sorte que ça reste aussi anonyme que possible.
Maddie [soupir soulagé] : Super. Je voudrais pas finir comme Nina. Putain, ils ont brûlé son visage avec de l’acide et laisser dans une poubelle… Tu sais qu’elle avait une petite fille, et qu’elle parlait de partir vivre loin de toute cette merde dès qu’elle aurait assez d’argent pour.
Timothy : Est-ce que tu peux me répéter ce que les flics t’ont demandé ?
Maddie : Où étiez-vous le soir du crime, à quelle heure avez-vous fini, avait-elle des ennemis, y a-t-il un souci avec client, le charabia classique. Tout ça pour coffrer un client du night-club situé en bas de la rue. Sauf que tu vois, on a des flics comme clients. Leur flingue, c’est comme l’extension de leur pénis, et ils nous traitent comme des merdes.
Timothy : Donc tu crois qu’un flic serait derrière son meurtre ?
Maddie : Y avait un type de l’anti-gang qui venait souvent la voir. Il était très insistant, mais elle repoussait ses avances. Je sais qu’au début, il lui avait demandé de surveiller des clients…
Timothy : Tu pourrais me donner leurs noms ?
Maddie : Tu as un papier ?
Timothy [bruit de papier froissé] : Tiens.
Maddie : J’espère que tu trouveras la vérité… Au moins pour la fille de Nina.

[fin de l’enregistrement]

*

Columbia university, amphithéâtre
septembre 2022

— Et ceci conclura donc le cours du jour. J’ose croire que tout le monde sera prêt pour l’examen de la semaine prochaine.
Un grognement mécontent ponctué de jurons et de “Oh!” explosa dans l’amphithéâtre. Indifférente, leur professeure leur adressa un sourire narquois tout en rangeant ses affaires. Madame Wyatt enseignait depuis assez longtemps pour ne plus s’émouvoir en entendant les plaintes de ses étudiants. Tous sortirent avec précipitation.
— J’adore les recommandations de la mairie. Ne sortez pas dans tel quartier. Evitez de traîner à partir de telle heure. Ça va être quoi le prochain ? Restez chez vous et attendez qu’on vienne vous buter si vous avez pas de chance ?
Jessie soupira et fourra son téléphone portable dans sa poche. Ses amis partageaient sa colère. De nouvelles tensions secouaient New York, et le sentiment d’insécurité grimpait en flèche.
Timothy repensa à une récente discussion avec ses parents. Ils avaient insisté pour qu’il vienne s’installer à Vancouver, mais le transfert entre les universités semblait compliqué. Et au fond, il n’avait pas très envie de partir. Pas maintenant.
Une fois que leur petit groupe eût quitté le bâtiment, une autre étudiante les rejoignit. Casque sur les oreilles, elle leur adressa un furtif signe de main.
— On dirait que tout le monde est là. C’est l’heure de notre réunion hebdomadaire.

*

Undernyc - Actualité politique, économique, opinions et analyses

https://www.undernyc.com
Retrouvez l’actualité new-yorkaise sur Undernyc, et toute l’information sur la politique, l’économie, la sécurité, et nos analyses sur les derniers événements. Nous défendons la liberté de la presse.

- Qu’est Undernyc?
Un site d’informations indépendants dont tous les contributeurs sont anonymes. L’utilisation de pseudonyme s’est imposée comme une évidence.

- Comment consulter Undernyc ?
Le site n’est accessible qu’à partir de minuit. Cette heure a été choisie comme une heure zéro - une heure à laquelle une opération militaire planifiée va commencer ou heure à laquelle un événement notable va avoir lieu. Mais ne pas laisser le site disponible est un des nombreux moyens de limiter le champ de recherche de la police.

- La philosophie derrière le site ?
"En politique, le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal."
Le Prince, Nicolas Machaviel.

*

Samuel : Est-ce qu’on pourrait sortir ce soir ? Tous les deux ?
Timothy : Je ne peux pas. J’ai du boulot à finir.
Samuel : C’est ça le problème, tu as toujours du boulot à finir. Quand est-ce qu’on est allés au resto ou au ciné juste toi et moi ? J’ai plus l’impression qu’on est un couple, mais juste potes avec des avantages.
Timothy soupire : Ecoute, je te néglige pas parce que je le veux. C’est juste que c’est vraiment compliqué et que j’ai pas trop la tête à sortir.
Il se lève, se glisse derrière Samuel, et passe ses bras autour de sa taille.
Timothy : La semaine prochaine, on fera tout ce que tu veux. Promis.
Samuel : Alors ça veut dire que tu me laisseras te pé -
Timothy : OK, presque tout ce que tu veux.

*

[début de l’enregistrement]

Greg : Prépare-toi. Cette soirée va être mouvementée. Je vais t’apprendre comment se faire un paquet de fric et brosser le poil de ces chacals de la télévision.
Radio : Accident sur le pont de Brooklyn, appel à tous les unités.
Timothy : Tu captes vraiment les fréquences de la police et celle des pompiers.
Greg : pompier, police, ambulance, quand tu as ces fréquences, tu peux suivre tous les cas qui t’intéressent. Le plus important est de pas se faire prendre.

[bruit de moteur. Pendant plus d’une vingtaine de minute, les voix émanant de la radio emplissent l’habitacle.]

Greg : On y est. Dépêche-toi.

[claquement de portière]

Greg : On est les premiers. On va choper les meilleures images.

[mélange de cris, de protestations, et hurlement de sirènes]

Greg : Va de l’autre côté !
Timothy : OK !

[bruit ambiant pendant 15 minutes]
[bruit de portières]

Timothy : Je sais pas si j’ai pris quelque chose d’intéressant.
Greg : T’inquiète pas, c’est ta première fois. T’apprendras avec le temps.

[fin de l’enregistrement]

*

Manhattan, hôtel
novembre 2022

Un râle rauque répondit au bruissement du drap. Le matelas grinça légèrement. Resserrant davantage sa prise sur les poignets de son partenaire, Timothy eut un sourire en coin. Si ce troisième rendez-vous ne portait pas ces fruits, il n’avait plus qu’à jeter l’éponge. Depuis leur rencontre - moins imprévue que ce Spencer Hudson croyait -, il avait beaucoup donné de sa personne. Heureusement, le trentenaire n’avait pas de fantasme ou d’envie particulière.
Spencer le supplia du regard ; Timothy ignora l’expression. Ce n’était pas comme s’il ne lui avait pas déjà fait le coup de tenter de l’embrasser.
L’étudiant ferma les yeux. Le bruit de leurs respirations, le couinement des ressorts, la litanie de gémissements.
Un coup de rein, et sa mâchoire se contracta. Un râle rauque s’échappa sous lui. Empoignant les hanches de Spencer, il ne les relâcha que lorsqu’il vint à son tour.
Le souffle court, il se dégagea, retira le préservatif et le jeta dans les toilettes. La peur de laisser une trace derrière lui. Et si Spencer restait dans la chambre ? Et si quelqu'un le descendait juste après son départ ? Et si… Parfois, la paranoïa le guettait.
— J’espérais plus de tendresse. Ma semaine a été horrible.
— Des soucis à la mairie ?
Timothy réfléchit. Si ça pouvait l’aider à glaner des renseignements, il pouvait faire un effort.
— Viens, on va prendre une douche.
Spencer ne se fit pas prier. Entrant en premier dans la salle de bain, il se retourna, l’air anxieux. Timothy réprima une grimace. Pense aux infos que tu peux obtenir.
Si pour le fonctionnaire, ce moment était spécial, ça ne restait qu’une pêche aux infos pour Timothy. Ses cibles étaient toujours choisies avec soin. Plus elles se sentaient incomprises, isolées au travail ou dans leur vie personnelle, mieux c’était. Pour quelques heures, il devenait leur partenaire, moyennant quelques dollars. Dollars qu’il réinvestissait. En plus d’informations, ses investigations nécessitaient du matériel toujours plus performants, toujours plus discrets.
Si comme l’écrivait De Vinci, Savoir écouter, c’est posséder outre le sien, le cerveau des autres, Timothy était prêt à les écouter autant qu’ils voulaient.

*


Manhattan, Union Square
janvier 2023

Nova ? Info ? Intox ? Individu créé de toute pièce par la police ? Par la mairie pour créer un ennemi commun ? Légende urbaine ? Ou mafieux qui serait une nouvelle menace pour la ville ? Quelle est la réalité derrière Nova ? Et si NOVA n’était même pas réel ? Une intelligence artificielle tapie dans les systèmes informatiques de la ville ? Un robot pensant ?

Tous les journalistes ont ou ont eu une affaire qui les passionne. Ou les obsède. Qu’il s’agisse du meurtre d’un président ou d’un tueur en série. Pour Timothy, cette affaire s’appelle NOVA. A tel point que Samuel demandait ouvertement s’il devait jalouser ou non cet individu mystère. Alors que ses amis criaient à l’intox, Timothy se lança dans une collecte d’articles. Il notait des mots-clefs, soulignaient les lieux qui revenaient à chaque fois, les occurrences qui semblaient pointer dans une même direction.

Au bout de quelques mois, NOVA devint un nom tabou. Personne n’osait le prononcer, ça évitait les disputes. Les guerres et les crimes de gang ne retenaient son attention que s’il y avait un lien avec l’homme mystère.

*

New York
Eté 2023

— Tu devrais inviter ton petit ami. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu.
— Samuel m’a quitté.
A cette annonce, sa tante lui adressa un regard outré.
— C’était un gentil garçon, et un bosseur. Qu’est-ce qu’il te fallait de plus ?
Rien, pensa Timothy. Rien parce que je l’aime toujours, mais c’est mieux comme ça. Le “il m’a quitté” soulevait aussi moins de questions que le “je l’ai quitté”.

Derrière cette rupture subsistait une sensation d’échec. Ses notes étaient bonnes, il avait décroché un stage d’été au New York Times, mais le succès de ses études avait vampirisé sa vie personnelle. Fini le studio partagé avec son petit ami, il avait jeté bon nombre d’affaires qui lui rappelait Samuel avant d’emménager chez une de ses tantes maternelles. A quarante ans et ses enfants, Jeannette l’avait accueilli à bras ouverts.

Dès lors ses journées ressemblaient à des parties de cache-cache durant lesquelles il dissimulait une vie qu’elle aurait désapprouvé. Dès lors ses journées ressemblaient à des parties de cache-cache durant lesquelles il dissimulait une vie qu’elle aurait désapprouvé. Souvent, Timothy songeait au pire. A ce “et si la police débarquait ?” Moins sa tante en savait, mieux elle se portait. Elle ne deviendrait pas complice, même malgré elle.

*

New York, Brooklyn
26 décembre 2023

Timothy se traîna dans la salle de bains, s’adossa au mur carrelé. L’air hagard, il fixa l’évier. New York, explosions, attentats. De l’autre côté de la porte, la voix de sa mère s’élevait. Empreinte d’inquiétude, teintée de larmes. Il avait envie de la rassurer. Lui dire que tout allait bien. Qu’il était juste un peu sonné.

Plusieurs heures après, la déflagration résonnait encore de ses oreilles. Il les boucha, inspira un grand coup. Les cris qui s’entrechoquent. La panique sur les visages. Les bousculades. Dans la jungle new-yorkaise, les citoyens s’étaient mués en animaux apeurés. Chacun voulait sauver sa peau ou celle d’un proche.

— Timothy ?
— Est-ce qu’il est toujours à l’intérieur ?
— Je te l’avais dit. On aurait dû fêter Noël à Vancouver.

La conversation de ses parents tourna aux reproches mutuelles. Les actes manqués pesaient sur leur conscience, mais ça ne changeait rien.

S’éloignant du mur, il retira ses vêtements et se glissa sous la douche. Bientôt, l’eau chaude roula sur sa peau. Un peu de chaleur en plein cœur de l’hiver. Un baume appliqué sur une cicatrice invisible. Il ne savait pas si c’était de ça dont il avait vraiment besoin.

Mais là, tout de suite, c’était la seule solution.

*

New York, Brooklyn
1er janvier 2024

Bonnes résolutions :
- Compiler les interviews effectuées lors de mon stage. La plupart touchait à l'économie. Probablement bosser ça au cas où je devrais en effectuer d'autres et pas passer pour un con ?
- Reprendre le parkour
- Arrêter de fumer (ou diminuer ma consommation)
- Lire davantage sur la stratégie politique ainsi que les notes sur l'expérience du dilemme du prisonnier menée par Frank, Gilovich, et Regan.
- Bosser mieux.

*

Columbia university, amphithéâtre
septembre 2024

— Et au printemps, nous nous attarderons sur les institutions politiques. Législations, partis politiques, mais aussi les élections et les lobbies ainsi que les groupements d’intérêt public ou économique.
Les étudiants se levèrent. Quelques regards échangés, des téléphones portables dégainés. Ils vivaient autant dans le monde réel que dans le virtuel. Leurs opinions, la pertinence de leur propos ou leur façon de réagir à la polémique, autant d’éléments qui ouvraient ou fermaient les portes des rédactions des grands journaux.

De la panne générale en passant par les élections et les réactions militaires, il y avait beaucoup de choses à dire. Qu’est-ce que la police avait caché ou cachait encore ? L’ombre de la guerre planait-elle au-dessus de New York ? Malgré les mois passés, le doute demeurait. Les esprits les plus volages sautaient d’un sujet à l’autre.

L’attention des journalistes et des citoyens était volatile. Et puis, il n’y avait rien de plus facile que d’enfumer les esprits : gloire aux émissions de télé-réalité et autres talk-shows qui attisaient l’envie, nourrissaient la jalousie, et canalisaient les flots de haine.

Parfois, la Pomme de son enfance lui semblait si loin, si différente, que Timothy se demandait s’il ne l’avait pas rêvée.

*

New York
1er janvier 2025

Bonnes résolutions :
- Mettre à jour mon dossier sur NOVA
- Trouver un CDD à la mairie
- Faire réparer ma Ducati
- Trouver de nouveaux informateurs. Depuis que deux/trois sont partis en prison ou au cimetière, je galère.
- Prendre mon courage à deux mains et appeler Sam ?
- Assister à toutes les conférences de presse de Nency et Grant.

*

New York
Mai 2025

Les élections, NOVA, ses démons sont toujours là.
La traque continue. Un jour, il saura.





Derrière le personnage


► Who are you ? jae
► Age : largement majeur
► Comment avez-vous connu le forum : favoris
► Disponibilité sur 10 : 5/10
► Trame ou relationnel ? les deux
► Souhaitez vous être parrainé ? -

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