Synopsis

Mai 2025, Six mois après le concert... Les Gangs à New-York ne sont plus ceux que vous connaissez aujourd'hui. Certains ont fini par se faire démanteler par la police, quand d'autres se sont raliés entre eux pour concentrer leur force sur une seule entité : Nova.Toutefois, un nouveau fléau est en train d'altérer l'ère du temps : l'évolution du génome

▷ 3 NOVEMBRE DU NOUVEAU DANS LES GROUPES: LES FOXES
Ils sont fourbes, ils sont vicieux, ils sont bluffants mais ils ne viennent pas d'Italie. Ces Foxes là sont de véritables fouilles merdes doublés d'espions à double.
▷ 30 SEPTEMBRE Les CONY (sauf prédéfinis)
sont provisoirement fermés comme les deux autres groupes précédents.
▷ 19 SEPTEMBRE Nous fermons temporairement :
- Les RAWS (sauf prédéfinis)
- Les WOLF (sauf prédéfinis)
Nous vous demandons de privilégier:
- Le NYAPD
- Les DRAGONS
- Les SQUALL
Merci d'avance ~
▷ 29 AOUT Le groupe des WOLF est de nouveau ouvert. Profitez-en ! Nous sommes dans l'attente d'un AD Breaker ainsi que d'un chef pour les Dragons ~
Nous avons ouvert la section des RP/fiches à l'honneur, afin de vous faire une idée du niveau de RP en ces bas lieux.
▷ 21 AOUT
Le forum se rêvet de sa tenue d'été ~ MAJ du forum. Lire ici

▷ 17 JUILLET
Des badges-insignes sont désormais attribués auxmembres faisant preuve d'amour, d'implication, d'originalité, etc. Nouveauté à lire : www
WOLF fermés jusqu'à nouvel ordre. Groupe à privilégier : les DRAGONS et les RAWS ♥ Merci d'avance

▷ 10 MAI
— BX-2023 devient Bronx Nemesis.Il rouvre officiellement ses portes et accueille anciens comme nouveaux.

Bienvenue

Bienvenue à New-York! En cette année 2025, le nom de Nova est connu sur toutes les lèvres : Gangs, Police, médias … À vous qui vous lancez sur sa piste, voici un conseil : rebroussez chemin, Nova n'est désormais plus le seul danger à gouverner ces terres. La mort n'est d'ailleurs plus permise...

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DOSSIER NUMÉRO 1 : UN CLONE DISPARU [KENDALL/HIDEAKI ]

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Hideaki Yamada a écrit:
Dossier Numéro 1 : un clone disparu
Hideaki
Yamada
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McKnight

La pluie, c'était le mal.

Un mal bruyant et humide, brouillant les pistes. Sa survenue était rituelle, profondément liée aux crimes. Elle se mélangeait au sang, aux odeurs de pollutions et d'humeurs humaines. Elle martelait le sol dans un rythme irrégulier, et elle rendait la route particulièrement glissante. Le pire, ce n'était pas tant l'atmosphère macabre qu'elle jetait dans les quartiers du Bronx, s'alliant à la putréfaction des rues pour souiller les démunis. Ce n'était pas non plus les catastrophes qu'elle ramenait, entre le sang dilué et les égouts qui se dégorgeaient. Non, rien de tout ça.

C'était que ça faisait — un peu — friser ses cheveux.

Bien sûr, Hideaki n'oubliait jamais son parapluie ; son cerveau était programmé pour penser à tout. Mais le coup de vent, quand il descendit de la voiture, qui emporta son parapluie plus loin, la sensation désagréable de l'eau, qui s'infiltra dans sa nuque, et colla ses cheveux noirs sur son front, basculèrent son calme. Il ferma les yeux, de frustration, puis d'un pas calme, il se dirigea vers son parapluie pour le reprendre. Trop tard ! Le mal était fait ! L'eau s'était glissée sur le verre de ses lunettes, ses cheveux commençaient à frisotter, et sa contrariété se diffusait chez ses collègues. Devant sa mine déconfite, certains sourirent, tandis que d'autres soupirèrent. Yamada agacé et frustré, c'était un Yamada encore plus insupportable que d'habitude.

L'inspecteur ne pouvait pas se permettre de rentrer chez lui, et de se laver trois fois de suite, non. L'enquête était primordiale. En soi, il n'y avait rien de différent d'habitude. Des cris, du sang, la pollution donnant à la pluie un côté très lourd. On les avait appelés pour un pauvre homme retrouvé étendu au sol, le crâne défoncé à coup de batte de baseball. On ne savait pas trop par quel miracle, mais il avait survécu, et les pompiers avaient pu intervenir à temps. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il était sauvé ; un coma, c'est un genre de mort, non ?

Pour seul témoin, il y avait la commère du quartier, soi-disant en train de sortir son petit chien. Une femme cachée sous un épais peignoir aux manches effilochées, des bigoudis plein les cheveux, et le maquillage bon marché — accompagné d'un parfum bon marché —, peinturé sur son visage dégoulinant de sueur et de pluie. Elle avait entendu des cris, alors qu'elle faisait pisser son bichon au coin de la rue, et elle avait retrouvé le pauvre monsieur au sol. L'enquête commença sur une soirée pluvieuse, dans un quartier malfamé, parmi tant d'autres. La tête des curieux dépassait des immeubles, tandis que des jeunes plus loin leur lançaient des insultes. Même le regard le plus méprisant de Hideaki ne suffisait pas à les impressionner, et ses collègues s'en chargèrent eux-mêmes.

La chose la plus importante que Hideaki retint ne fut pas leur témoin, qui lui fit du gringue de façon très lourde en l'invitant à manger chez elle pour « remplir un peu ses joues », mais le fait qu'elle savait quand même bien des choses. Les commères avaient une utilité publique, vous avez des relations sexuelles avec un membre de votre famille ? Bien sûr qu'elle était au courant. Vous collectionnez les petites culottes ? Elle vous aura bien vu en renifler une au bout du couloir de votre immeuble. Vous possédez un clone sans en avoir les moyens, malgré que vous le fassiez passer pour votre fils dans le quartier ? Elle ira le raconter à un jeune inspecteur de police, au regard tellement expressif qu'un poisson mort aurait eu l'air plus humain que lui.

Et aucune trace du clone, bien sûr, sinon; les choses auraient été plus simples. Hideaki Yamada ne pouvait pas encore se prononcer, il prenait souvent des pincettes dans ses enquêtes, afin d'éviter un jugement trop rapide. De plus, il avait du mal avec cette histoire de clonage. Évidemment, si le monde était constitué uniquement de lui, tout serait parfait et simple, mais très ennuyeux. Dans tous les cas, l'idée des clones le mettait mal à l'aise. Il n'arrivait pas à leur trouver une forme d'humanité ; d'autant plus absurde pour quelqu'un d'aussi peu empathique.

De fil en aiguille, la police retrouva le nom du bonhomme — grâce à leur témoin — et convoqua dès le lendemain Kendall McKnight au poste de police. Et plus précisément dans le bureau de l'inspecteur chargé de l'enquête. En soi, rien de difficile, après tout, ce n'était pas comme si l'entreprise du Monsieur était connue pour « ses humains de compagnie ».

Hideaki avait passé une bonne partie de sa matinée à laver ses cheveux, afin de les discipliner au mieux, mais son visage cerné annonçait la longue nuit qu'il avait passée. Rentré chez lui, il s'était longtemps interrogé en rangeant son impressionnante collection de tupperwares, ce qui aurait pu pousser un clone à fracasser le crâne de son propriétaire, ou si on ne l'avait simplement pas enlevé. Dans tous les cas, il se présenta à la première heure à son bureau. Il abandonna son parapluie gorgé d'eau dans les toilettes, dans le but de ne pas mouiller son bureau.

Ce dernier était d'une extrême simplicité, il ne comportait pas la moindre décoration, et donnait une forte impression de froideur. La saleté s'enfuyait dès que l'inspecteur ouvrait la porte, un parfum de lingette au citron régnait dans toute la pièce. Tout était parfaitement rangé, et hormis l'ordinateur de fonction, il n'y avait rien sur son bureau. Une fois assis, Hideaki posa ses mains bien à plat, et il s'assura qu'il n'y avait rien de sale dessus. Enfin, le temps que Monsieur McKnight arrive, il se plongea dans les rapports des médecins légistes.

En soi, cela avait des allures de règlements de comptes. Un coup de batte dans la tête, donné vraisemblablement derrière la victime. Plongée dans le coma... Hideaki posa un coude sur son bureau, et il se mit à réfléchir, préparant son entretien avec un regard plissé, et le visage totalement fermé. Ce qu'il ne supportait pas, après la pluie, c'était les affaires irrésolues. Enfin, lorsqu'on lui indiqua que Monsieur McKnight était là, il se leva. Comme à son habitude, le jeune inspecteur était impeccable. Une chemise blanche, sans un pli, cachée sous un veston et soigneusement rangée dans son pantalon, les gants qu'il tirait pour remettre correctement, surtout lorsqu'il se dirigea vers la porte. Il releva un peu la tête, s'assurant que sa cravate bleu-marine était bien en place. Enfin, son regard balaya son bureau. Il était rassuré de constater que tout était à sa place. Il prit un paquet de lingettes déposé non loin de la porte, il en sortit une nettoyer la pignée de la porte, et il l'ouvrit sur Monsieur McKnight.

« Bonjour Monsieur McKnight. »

D'une voix monocorde, il inclina un peu la tête, et il invita le scientifique à rentrer.

« Je suis l'inspecteur Yamada, se présenta-t-il ensuite en lui désignant la chaise derrière son bureau. Je suppose que vous êtes déjà au courant ? »

Et bien sûr, avant de rejoindre son poste, Hideaki nettoya la poignée de la porte avant de jeter la lingette.
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Kendall McKnight a écrit:
File Number One 1Kendall & Hideaki
On ne peut pas tout contrôler, quand bien même c’est dans notre nature, parfois certaines choses nous échappent...Don’t Let Me Down ! •••
 
«Un problème ? De quel genre  ? … Très bien j’arrive… »

Ni une ni deux je me levais de mon lit en raccrochant pour me vêtir d’un jean et d’une chemise que je boutonnais pendant que je descendais avec une paire de chaussettes entre les dents. C’est un scientifique de la Xenetica qui venait de m’appeler pour me prévenir d’un problème avec un des clones en liberté. J’avais ordonné à tous mes employés de ne m’appeler, si je n’étais pas à la fondation, que sous réserve qu’il y ait un problème. Les gens que j’avais avec moi étaient assez compétents pour savoir qu’ils ne devaient pas me déranger pour rien et seulement quand il s’agissait de mes enfants. J’enfilais mes chaussettes pour ensuite mettre mes chaussures et filer avec mon imperméable sur le dos, la capuche relevée. Il y avait bien une chose que je détestais prendre avec moi, c’était les parapluies, trop encombrant, trop inhabituel et insignifiant pour que je pense à le prendre avec moi. Trop souvent oublié, je préférais largement la capuche, invention extraordinaire qui permettait d’avoir les mains libres et les cheveux secs.
Bref !
Je prenais ma Smart sport pour aller rapidement à la fondation sous cette pluie torrentielle. J’arrivais au bout d’une demi-heure à la Xenetica. Il fallait dire qu’à 2h du matin il y avait beaucoup moins de bouchons. Et avec la pluie c’était un peu plus vide aussi. Une fois arrivé, je saluais les gardiens qui étaient d’astreinte ce soir-là et entrais dans le secteur 4 à l’aide de ma clef magnétique doublée d’un détecteur de rétine et de voix. Oui le secteur 4 est bien plus sécurisé que les autres et c’est nécessaire sachant que c’est là qu’on entrepose les clones sur leur éveil ou en voie d’apprentissage. J’arrivais dans le bureau de Stanley qui se leva immédiatement en me voyant.

─On est mal ! On est mal Monsieur McKnight !

«Expliquez-moi… » On se passera des formalités pour l’instant, il y avait plus grave à gérer qu’une simple politesse.
Et Stanley se dirigea vers la console de surveillance d’un des clones en liberté. Je le suivais de près pour observer la psyché complètement affolée sur l’enregistrement actuel. Je m’appuyais sur le bureau, les deux mains bien à plat et tournais la tête vers le scientifique de garde qui ne savait pas quoi faire.

«C’est un des clones à qui on a implanté une mémoire, ça… Qu’en est-il de son maître ? »

─Je ne sais pas, normalement il doit effectivement avoir une télécommande lui permettant de le neutraliser au besoin, mais le signal GPS indique qu’il est toujours en déplacement.

«Un clone en fuite… Ca n’était pas arrivé depuis le premier fiasco avec Delling…»

J’étais en colère, pas contre mon associé, mais contre moi-même et son maître qui avait dû le traiter comme un objet plutôt qu’un humain. Je pouvais bien me foutre complètement du type qui l’avait acheté, mais je devais à tout prix retrouver mon clone et faire en sorte qu’il ne se blesse pas ou ne fasse pas d’autre dégât. Je récupérais un boitier GPS et y entrais le code de la puce qu’on avait implanté dans le clone. Son nom, Aegir. Et je me devais d’agir pour le ramener au laboratoire.
Ce n’est pas le moment de faire des calembours.
Appeler la police était une chose à faire en effet. S’ils tombaient sur mon clone ou une de ses victimes. Je me devais expressément de collaborer avec eux si je voulais retrouver mon clone vivant et entier.

«Prévenez les autres chercheurs, Stanley. Je serais absent jusqu’à ce que je mette la main dessus. Je vais tenir informé Lena pour qu’elle fasse le nécessaire. Vous pouvez toujours m’appeler s’il y a quoi que ce soit. »

─O-Oui Monsieur…

Je me tournais avant de quitter le bureau et interpellais une dernière fois Stan.

« Ho, Stanley… Merci de m’avoir prévenu rapidement. Envoyez moi les données sur mon portable sécurisé, je ne veux pas de débord.»

─Bien compris Monsieur McKnight.

Pas de bonne nuit. Je n’allais pas dormir tranquille et je doute que mon employé fasse de même vu que c’est arrivé au moment où il était de garde. Je retournais chez moi, récupérais les données reçues sur mon ordinateur portable et faisait un transfert depuis le boitier GPS avec les données de la psyché d’Aegir. Je n’avais pratiquement pas dormi, ce n’est que tôt le matin que le ‘bip’ du traceur me réveilla. J’avais les épaules tellement tendues que ça remontait jusqu’à ma nuque et me donnait une migraine insupportable. J’avais l’impression de me lever avec la gueule de bois.
Je rangeais un peu mon matériel et récupérais le traceur GPS pour constater qu’Aegir avait fini par s’arrêter.
Enfin !
Il fallait que je fasse vite, je montais donc dans ma salle de bain et verrouillant mon traceur et l’emmenant avec moi tout comme mon portable et allais me prendre une bonne douche histoire de me revigorer un peu. J’allais ensuite m’habiller dans ma chambre et me vêtir d’un pantalon de la milice noire, d’une chemise blanche et une veste en cuir brun foncé. Je descendais ensuite dans mon entrée pour sortir mes rangers que j’avais gardé de l’armée. Enfin, vu que je travaille avec eux sur certains tests, il me faut obligatoirement porter certaines tenues. Mais pour le coup, je devais bien être à l’aise si je devais retrouver mon clone.
Seulement on sonna à ma porte…
En récupérant mon portable je constatais que j’avais plusieurs appels manqués tout en me dirigeant vers mon entrée. Je relevais la tête et ouvrais la porte sur deux agents de police en uniforme qui me saluèrent. Je les regardais de la tête aux pieds. Puis je réalisais qu’ils n’étaient pas là pour du conventionnel. Je comprenais très bien pourquoi ils étaient là.

«Bonjour messieurs… »

Ils m’expliquèrent que des suites de leurs appels répétitifs, ils étaient venus sur place pour m’emmener au commissariat. Logique, puisque j’étais sous la douche.

«Je vous demande une petite minute le temps de récupérer mes papiers et je vous suis… »

Je laissais la porte ouverte pour les laisser avoir un visu sur ce que je faisais puis récupérais mes papiers sur la table et mon GPS. Tout en me redressant je revenais vers eux et prenais mes clefs sur la porte. Je vérifiais une dernière fois derrière moi pour m’assurer que je n’avais rien oublié. Grumpy n’était pas à la maison, mais je devais retourner le chercher chez Lena ce soir. Vu que j’avais pas mal de choses de prévues ces dernières semaines, je lui avais laissé pour qu’il ne se sente pas tout seul chez moi et qu’il puisse avoir de la compagnie. Puis comme Lena l’adorait, elle ne refusait jamais de le prendre avec elle.

Il était inutile de demander à prendre ma propre voiture. Je montais calmement à l’arrière de leur voiture de police sans avoir besoin d’être menotté et attendais sagement que l’on arrive au poste. Une fois dans les locaux de la police les deux agents m’emmenèrent jusqu’au bureau de l’inspecteur en charge de l’enquête. Ils ne m’avaient rien dit malgré les questions que je leur avais posées dans la voiture. Probablement n’en savaient-ils rien et que j’aurais la surprise de découvrir ce qu’Aegir avait bien pu faire de son maître ou de quelqu’un d’autre. Une fois devant la porte un des agents de police frappa au bureau et me souhaita bonne chance sans que je ne sache exactement pourquoi il m’avait dit cela.

Quand la porte s’ouvrit, je détournais le regard de l’agent pour revenir sur l’inspecteur. Je compris alors qu’à sa tête de coincé, il me semblait que je pourrais probablement l’appeler inspecteur Ducon. Mais loin de moi cette idée de pousser autant sur un homme de loi censé m’aider à retrouver mon clone et élucider l’affaire le concernant. J’observais avec attention mon interlocuteur et haussais un sourcil circonspect en constatant qu’il était un peu trop maniaque de la propreté à mon goût. Ca sentirait presque l’éthylique qu’on utilise pour faire notre séquençage. J’y faisais abstraction.

« Bonjour Inspecteur… »

Au moins les agents plus tôt avaient pris la peine de me dire que l’inspecteur Yamaha m’attendait au poste.
Ah non… C’est Yamada... J’y étais presque….

Évidemment que j’étais au courant. Mais probablement pas de tout. Je me doutais qu’il y avait des victimes. Je ne m’asseyais pas. Pas l’envie, j’étais bien trop inquiet pour mon clone. Mais un vrai gentleman sait ne pas montrer ses faiblesses. Je restais droit et la mine froide, probablement un peu trop supérieure.

«Et pour que vous me convoquiez, il y a eu des victimes, je me trompe ? Vous connaissez l’identité de la personne qu’Aegir a agressée ? »

Je mettais mes mains dans mon dos et restais très calme. Puis levais le bras pour poser ma main sur ma poitrine et incliner légèrement la tête. Je devais me calmer, être patient et faire en sorte que mon stresse ne se répercute pas. Non, ce n’était pas un stresse parce que j’allais être interrogé, j’avais l’habitude des interviews et des questions gênantes. C’était Aegir, qui sait ce qu’il pourrait faire maintenant qu’il n’est plus sous contrôle.

« Sachez avant tout que je compte coopérer avec vous sans animosité. Notre but étant commun, je peux, si vous le désirez, vous expliquer plus en détail ce que vous aimeriez savoir. »

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Hideaki Yamada a écrit:
Dossier Numéro 1 : un clone disparu
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McKnight

Bon... Monsieur McKnight ne voulait pas s'asseoir ? Hideaki fronça légèrement les sourcils — il y avait différents degrés de froncement de sourcil chez lui, nous étions au niveau un —, un peu contrarié. En réalité, il ne savait pas s'il était de coutume de se lever, ou s'il devait rester assis. La différence culturelle était sans doute ce qui le rendait très rigide aux yeux des Américains. Il hésita, non, ça n'allait pas. Pourquoi ne voulait-il pas s'asseoir ? La chaise n'était pas propre ? Il pensait pourtant l'avoir nettoyé en rentrant ? Il avait envie de vérifier par lui-même en se penchant un peu en avant, mais il se retenait. Cela faisait partie de ses manies, et il parvenait à se contrôler par crainte d'être jugé. Hideaki prit sur lui, et comme pour recouvrer un peu de contrôle sur la situation — qui n'avait aucune raison de lui échapper pour autant —, il tira sur ses gants pour bien les remettre en place. Oui, Hideaki pouvait s'affoler pour rien. Il se rassura en songeant que Monsieur McKnight n'avait peut-être pas envie de s'asseoir ; après tout, il sortait d'un voyage en voiture. Bon... cela ne résolvait rien, devait-il se lever à son tour ?

Pourquoi les Américains étaient-ils tous aussi compliqués ? Il ne pouvait pas s'adresser à l'homme comme s'il s'agissait d'un voyou, bien sûr que non. Son cerveau était en train de turbiner à fond à l'heure, puis Hideaki retrouva un peu le sens des réalités, lorsque son interlocuteur parla de victimes. Il hocha la tête d'un mouvement mécanique, puis il regarda le rapport.

« Oui, un certain John Thomsson. Une voisine l'a retrouvé inconscient ; il semblerait que lui ait donné un coup de batte de baseball dans l'arrière du crâne. »

Il semblerait ? Non, c'était le cas. Devait-il se lever ? Le cas ne lui arrivait pas si souvent. En général, lorsqu'on le voyait, on savait que l'entrevue serait longue et dure, on agissait en conséquence. On commençait par s'asseoir, on prévoyait un bon litre de café, ou une tisane pour ne pas perdre patience.

Mais pourquoi ne voulait-il pas s'asseoir ?

Hideaki remua. Il se tenait droit, comme un I, et les deux mains à plat sur le bureau. Il voulait donner une impression de calme, alors qu'il était raide. Il hochait la tête à chaque fois que Monsieur McKnighht parlait, en espérant qu'il n'ait rien sali en rentrant. On ne savait jamais avec la pluie, après tout. Là aussi, il avait envie de se lever et de vérifier par lui-même, mais à la place, il remit sa cravate en place alors qu'elle n'avait pas bougé. Hideaki ajouta :

« Merci, votre aide est la bienvenue. »

Pour un peu meubler, car...

Pourquoi restait-il debout ? Devait-il se lever à son tour ?


De toute façon, même debout, Hideaki restait NETTEMENT plus petit que Monsieur McKnight.

« Dans ce cas, savez-vous ce qui pourrait conduire l'un de vos clones à devenir agressif envers son propriétaire ? »

Hideaki haussa les sourcils, il ne savait pas s'il utilisait les bons termes. Pour lui, les clones n'étaient pas réellement des êtres humains. Il avait du mal avec le concept, car ce n'était pas « naturel ». De même qu'il se demandait ce qui poussait les gens à vouloir des clones, pourquoi des pauvres allaient s'endetter pour en acheter ? Pourquoi ne pas chercher un travail et payer ses factures à la place ? Hideaki inspira, il bloqua sa respiration, tout en continuant de réfléchir à son enquête.

« Avez-vous des informations sur Monsieur Thomsson ? Sur sa vie ? La voisine qui l'a découvert a dit qu'il prétendait que le clone était son enfant. »

Quelle idée ? Parce qu'il fallait s'en occuper, non ? Hideaki n'était pas très au fait de tout cela, et il ne savait pas s'il voulait avoir davantage de connaissance dans ce domaine. Il crispa la main droite sur le bureau, en se demandant toujours s'il devait se lever pour se présenter à son interlocuteur, si au fond, il avait une attitude polie. Peut-être avait-il fait quelque chose de particulièrement insultant, et qu'il ne s'en était pas rendu compte ? Oui, il se tracassait pour ce détail.

PUIS.

RAAAH.


« Vous ne voulez pas vous asseoir, Monsieur McKnight ? »

Cela avait été si dur à demander ? Oui. Hideaki avait fini par se convaincre qu'il devait le faire, afin de savoir si rester assis quand son interlocuteur était debout était impoli ou non. Ou s'il y avait quelque chose sur la chaise ? Oui, il était revenu au point de départ. Il cessa de fixer Monsieur MacKnight quelques secondes, le temps de voir une ombre passer devant la porte, et se diriger vers la machine à café — sans doute. Ah oui, peut-être que ses collègues allaient en profiter pour gruger leur place, et lui échapper.
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Kendall McKnight a écrit:
File Number One 1Kendall & Hideaki
On ne peut pas tout contrôler, quand bien même c’est dans notre nature, parfois certaines choses nous échappent...Don’t Let Me Down ! •••
 
John Thomsson… Que je me souvienne de lui, voyons voir…
C’est à ce moment-là que je croisais un bras sous mon autre coude et me tapotais distraitement les lèvres de l’index tout en réfléchissant. Bien évidemment que mon aide est la bienvenue. Je ne peux pas laisser passer ça. Je faisais maintenant les cent pas devant le bureau de l’inspecteur en me concentrant sur ce personnage qui venait de se faire agresser. Et vu qu'il avait plu, je mettais de l'eau à chacun de mes pas. De quoi déranger un peu ce rangement trop parfait. La perfection n'existe pas. Je m’arrêtais devant une armoire contenant des classeurs et des dossiers divers très bien rangés, pas une poussière, pas une seule feuille débordant des classeurs. Ce type avait l’art du rangement. C’en était presque effrayant. Je me retournais pour aller à l’opposé et je fixais autre chose.

«Oui, évidemment, les clones restent humains, je ne les ai pas privé de leurs sentiments. S’ils se sentent en danger où qu’ils sont acculés et en colère ils deviennent comme nous, agressifs… »

Agressif… John Thomsson était venu me voir dans le désespoir le plus total. Il n’avait pas réellement les moyens de se payer un clone de haut grade et il n’avait pris que l’option mémorielle pour retrouver son fils mort prématurément. Aegir avait été cloné à partir du fils décédé qui était mort dans un accident de voiture à l’âge de dix-neuf ans. Son père l’aimait, certainement comme un bon fils, il en était fier, semblait-il… Mais qu’est-ce qui a fait dégénérer tout ça alors ? Je me tournais et regardais l’inspecteur Yamada.

«Sir Thomsson avait autrefois un fils décédé dans un accident de voiture à 19 ans. Il est venu me voir désespéré pour cloner son fils. En faisant mes recherches le jeune homme avait donné son corps à la science, il venait même souvent faire des dons du sang et de gamètes. Un jeune homme très impliqué je dirais. Sir Thomsson n’avait pas de casier judiciaire et rien ne montrait qu’il avait une attitude violente avec son fils ou sa femme. »

Je reprenais mes cent pas et cette fois-ci je mettais mes mains dans le dos. Je soupirais un peu avant de m’arrêter et de fixer de nouveau l’inspecteur quand il me proposa de m’asseoir à nouveau. Je devais probablement le stresser à rester debout. Hors, je ne suis pas détendu pour rester calmement assit. Me connaissant, je risque d’être encore plus pénible à jouer avec tout ce qui me viendra sous la main et faire comme ces jeunes de la fac à faire tourner mon stylo sur mon pouce.

«En réalité, nous n’avons pas le temps de prendre un thé en discutant de la victime calmement à votre bureau inspecteur. Vous savez que nos clones restent sous ma surveillance même durant leur liberté, ils possèdent donc une puce qui retrace leur schéma émotionnel et nous permette de le localiser. A l’heure où je vous parle Aegir est quelque part dans Harlem et je comptais sur votre collaboration pour m’aider à le récupérer. »

Je sortais mon boitier GPS et lui montrais la position d’Aegir dans les rues de la ville, puis je regardais l’écran moi-même pour constater qu’il venait de re-bouger. Je soupirais.

«Les enfants… toujours à avoir la bougeotte…»

Je relevais les yeux sur l’inspecteur et attendais un instant qu’il décide à se bouger, ou me forcerait-il à m’asseoir pour terminer son dossier ?

«Vu son état émotionnel il pourrait refaire d’autres victimes… Et j’aimerais éviter ce scénario catastrophe, Inspecteur.»

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