Synopsis

Mai 2025, Six mois après le concert... Les Gangs à New-York ne sont plus ceux que vous connaissez aujourd'hui. Certains ont fini par se faire démanteler par la police, quand d'autres se sont raliés entre eux pour concentrer leur force sur une seule entité : Nova.Toutefois, un nouveau fléau est en train d'altérer l'ère du temps : l'évolution du génome

▷ 19 SEPTEMBRE Nous fermons temporairement :
- Les RAWS (sauf prédéfinis)
- Les WOLF (sauf prédéfinis)
Nous demandons de privilégier:
- Le NYAPD
- Les DRAGONS
- Les SQUALL
Merci d'avance
▷ 29 AOUT Le groupe des WOLF est de nouveau ouvert. Profitez-en ! Nous sommes dans l'attente d'un AD Breaker ainsi que d'un chef pour les Dragons ~
Nous avons ouvert la section des RP/fiches à l'honneur, afin de vous faire une idée du niveau de RP en ces bas lieux.
▷ 21 AOUT
Le forum se rêvet de sa tenue d'été ~ MAJ du forum. Lire ici

▷ 17 JUILLET
Des badges-insignes sont désormais attribués auxmembres faisant preuve d'amour, d'implication, d'originalité, etc. Nouveauté à lire : www
WOLF fermés jusqu'à nouvel ordre. Groupe à privilégier : les DRAGONS et les RAWS ♥ Merci d'avance

▷ 10 MAI
— BX-2023 devient Bronx Nemesis.Il rouvre officiellement ses portes et accueille anciens comme nouveaux.

Bienvenue

Bienvenue à New-York! En cette année 2025, le nom de Nova est connu sur toutes les lèvres : Gangs, Police, médias … À vous qui vous lancez sur sa piste, voici un conseil : rebroussez chemin, Nova n'est désormais plus le seul danger à gouverner ces terres. La mort n'est d'ailleurs plus permise...

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LE MONDE EST PETIT [SEI/KHOR]

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Sei-Wong A. Baek a écrit:
//

C'est à croire que tu me suis, comme mon ombre

***************

En fait, le monde n’est pas si grand que ça. Il est même drôlement petit. Cette vérité m’a marqué à deux reprises. La première est lorsque j’ai revu Khor en prison après l’avoir rencontré il y a quelques années quand j’avais encore assez d’argent pour faire mes études de médecine… C’était à l’occasion d’un stage de un mois dans l’hôpital. On s’était croisé une ou deux fois avant de se perdre de vue. Et puis je l’ai retrouvé, là, parmi les rebus de la société. Les réprouvés, ceux qui étaient victimes d’un complot, ceux qui se sont abandonnés à leur pulsion, les exclus de la société. Ami de Miguel, nous avons été tellement surpris de cette retrouvaille impossible que nous nous sommes rapprochés et qu’une forme d’amitié s’est formée entre nous deux. Pourtant, nos caractères sont loin d’être similaires. Il est explosif, vulgaire et brutal. Tandis que moi, je suis bien plus réfléchi, distant et secret, tout en jouant d’une certaine subtilité tant dans ma façon d’agir que dans ma façon de communiquer.

Mais malgré tout, en dépit de notre différence, nous avons su nous entendre. Comme quoi le vieil adage qui consiste à dire que les contraires s’attirent n’est pas si erroné que ça. Et puis mon évasion est survenue. J’ai suivi AD, et Skull, fatigué de vivre dans cette prison et attrapant au vol la seule et unique chance de ne pas sortir de prison à 63 ans. Et là, j’étais profondément persuadé que je ne reverrais plus jamais Khor. Qu’une chance comme celle que nous avons eu, ça ne se reproduirait pas une seconde fois, que c’est surtout impossible d’être aussi chanceux. Et bah devinez quoi… Si allez, devinez… Je l’ai revu. Il y a un mois. C’était à l’occasion d’une fête dans laquelle je me suis fait traîner par d’autres Wolf. J’ai accepté, c’était l’occasion de davantage m’ancrer dans la meute et puis, si jamais l’un d’eux faisait un coma éthylique, ils n’auraient même pas besoin de faire le trajet jusqu’à l’hospice, vu que je serais là. A l’occasion de nos retrouvailles quasi impossibles, nous avons passé une bonne partie de la soirée ensemble.

C’était comme si nous ne nous étions jamais quittés. Et j’en étais heureux parce que malgré son attitude d’emmerdeur, je sais que Khor a un bon fond. Sinon, cela aurait fait des lustres que j’aurais arraché son cœur de sa cage thoracique. Foi de médecin. Se retrouver deux fois, avec autant d’années d’écart, c’était une chance de cocu et j’ai pas voulu laisser passer ça. Alors avant de rentrer chacun de son côté, j’ai insisté pour qu’il récupère son numéro, lui promettant qu’en cas de soucis, je serais là pour le rafistoler… Tout bonnement parce que je commence à voir, combien c’est le genre de type à se foutre dans les emmerdes. Et puis, je n’ai plus eux de nouvelles pendant tout un mois. Jusqu’à… ce soir.

Je viens tout juste de recevoir un message de Khor. A exactement, 23h30. C’est un message court, composé d’une adresse. Il me demande de venir le plus rapidement possible, chez lui. D’après ce que j’ai compris, il s’est blessé et ne peut pas se déplacer. C’est donc à moi de faire le trajet. Pas de soucis. Rapidement, j’attrape ma trousse de soin et vérifie que j’ai tout pour le soigner, et le recoudre aussi  - si jamais – et ainsi que de l’anesthésiant. Une fois prêt, je referme le tout, enfile mon sweat à capuches préféré, remonte ma capuche sur mon crâne, et quitte mon appartement, délaissant mon masque chirurgical. Vu l’heure et surtout, avec la nuit qui est tombée, les gens ne verront pas mon visage.

Et puis, je me rends à l’adresse donnée à l’aide de Google Map. Je préfère marcher, même si je le regrette vite. C’est plus loin que je ne le pensais, et je regrette rapidement de ne pas avoir pris le bus. Désolée Khor… Mais les médecins clandestins n’ont pas d’ambulance. J’espère qu’il n’est pas en danger de mort. Finalement, au bout de 40 minutes, j’arrive à destination. La marche, c’est la santé ! Je me dis en arrivant. Et puis, je constate qu’il vit au quatrième étage, sans ascenseur. Putain… Je prends mon courage à deux mains, résistant à l’envie de me faire passer pour mort – renversé par un pousse-pousse – et démarre mon ascension. Enfin… ENFIN ! J’arrive devant la porte… Essoufflé et en sueur, je sonne, priant un quelconque dieu qu’il n’ai pas succombé à ses blessures.

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Le temps de changer

 

Plusieurs jours étaient passés.
Le goût de la fête ne m’était pas revenu, ni celui de trainer dans le quartier. Il y avait quelque chose de différent. Un besoin de réclusion. Un désir de retrait. Et dans cette nouveauté je m’étais surpris à apprécier le cocon de ma pauvre piaule. Ce lieu de vie que d’ordinaire fuis comme la peste de crainte qu’il ne me renvoie à mes démons quand seul entre ses murs. C’est vrai, j’avais toujours squatté partout ailleurs mais jamais chez moi parce que je n’avais jamais aimé la froideur de ces murs, du silence qui y régnait ou de cette sensation de vide. Parce que j’avais jamais eu personne pour réchauffer ses entrailles. Parce que ça me renvoyait constamment à mon incapacité à fonder quelque chose ou à perdre le peu que j’avais. Mais tout était différent ces derniers jours. Aujourd’hui j’avais plus aussi peur d’être seul. Je crois même que j’en avais besoin. Non pas que je me sentais particulièrement heureux mais ce climat rassurant qui flottait me rassurait. Plus que la présence de quelqu’un dont j’aurais eu besoin d’ordinaire. Je me rendais bien compte qu’aller voir chaque fois chez quelqu’un pour oublier mes soucis ça faisait que les reporter sans les résoudre.

Khaï semblait heureux. À son plus grand bonheur je pouvais m’occuper de lui. Son visage d’ordinaire si fermé trahissait des sourires, de la joie. J’avais vu son regard changer au cours des dernières semaines. Un regard dans lequel je me sentais exister. Un coeur pour lequel je commençais à prendre un peu de valeur, après un peu plus d’un an. Quelle saveur ça avait?  Inestimable. J’avais redouté ce changement, j’avais crains l’échec. Je commençais à croire en le renouveau. À la possibilité de pouvoir changer. Je n’y étais pas, la route était longue, mais j’y travaillais. Pour preuve que je ne perdais pas de temps à essayer de trouver une solution ailleurs.

En oubliant les autres, je pouvais me recentrer sur ce qui m’était le plus cher. Une des raisons qui me poussait à essayer de travailler même d’insignifiants détails. Dans une idée folle, et pour faire plaisir je m’étais appliqué à des tentatives de cuisine avec un manuel acheté plus tôt dans une boutique, alors que je me remémorais la plainte de Khaï à table devant son assiette.

« J’ai pas faim… Rafael cuisine, lui, si seulement toi t’étais aussi capable de le faire. »

Non je n’arriverais probablement jamais à égaler Rafael la dessus, mais je voulais au moins être capable de faire autre chose que foutre un plat à pellicule dans le micro-ondes. Alors j’avais eu cette idée un peu folle d’essayer de suivre une recette. Y avait marqué « simple » sur le titre de la couv’ mais rien que d’essayer de comprendre les instructions, ça me prenait la tête. Et alors que j’essayais de préparer un plat aux légumes à 22 h du soir sous l’oeil curieux de mon fils, j’avais largement perdu patience et le couteau avait dérapé dans mes chairs.

— Putain !!!

La poigne avait été un peu forte, et la lame avait vrillée. Dans la panique du moment je tentais vainement d’essuyer le sang qui maculait le plan de travail.

— Merde…

J’avais tellement mal et j’en foutais partout. Le sang de la coupure se répandait par grosses goutes. Khai qui avait entendu mon juron de l’autre côté de l’appart -toujours pas endormis- accouru pour voir ce qui se passait. Il s’exclama.

— Mais Papa tu saignes !! 

Surpris de le voir encore debout, je m’empressais d’enrouler la main dans une tonne de chiffon pour pas l’inquiéter.

— Ouai, ouai… Ça arrive t’inquiète pas bonhomme. Va me chercher des serviettes si tu veux bien.

J’essayais de le rassurer mais je l’étais pas tant moi-même devant la vue de tant de sang. Profitant de son absence à la salle de bain, je composais le numéro des urgences avant de me souvenir de quelque chose. Ou de quelqu’un plutôt.

Je changeais de numéro.

—————————————————————————

Une heure avait passé depuis mon appel. Khai s’inquiétait de ma blessure devant la pile de chiffons rougis étalés autour de moi, enfoncé dans le fauteuil. J’avais tellement mal que j’en avais la peau poisseuse mais je regrettais pas d'attendre. Mais il était sacrément long à venir, j'me demandais ce qu'il pouvait bien foutre. Je perdais à nouveau patience, assit dans mon fauteuil, à tenter de garder mon sang-froid malgré la sale allure de la plaie.

Quand on toqua -enfin- à la porte je me redressais non sans grimacer pour aller ouvrir. En découvrant le visage tant attendu sur le palier, un sourire fier ourla mes lèvres.

— Sei. Entre viens.

Depuis combien de temps je l’avais plus vu ? Je comptais plus entre les fois ou on se voyait et celles ou on se ratait. C’était le genre de personne qu’on oubliait pas quand on le croisait. Il marquait les esprits par sa présence. Un type pour lequel j’avais un certain respect. La taule lui avait pas réussis.

J’aurais pu demander les urgences mais j’avais pas envie d’y aller, pas envie de me faire soigner, ni de revoir des blouses blanches. Au fond, cette blessure n’avait été qu’un prétexte pour le revoir.

Je fis une grimace.

— T’occupe pas trop des taches mais putain, ça fait salement mal les coupures. Si tu avais de quoi régler ça… j’ai compressé cette merde en attendant que tu viennes mais je t’avoue que je commence à voir trouble là… Alors toubib j’fais quoi ?

la vérité c’était que je voulais savoir comment il allait. Où il en était dans sa vie. J’avais besoin de le voir lui, maintenant là tout de suite alors que je galérais dans ma vie de merde.
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Sei-Wong A. Baek a écrit:
//

C'est à croire que tu me suis, comme mon ombre

***************

Khor m’ouvre enfin et je baisse immédiatement les yeux vers son bras, constatant rapidement les dégâts. Ouch, il ne s’est vraiment pas raté et il a essayé de contenir le sang en enroulant sa blessure dans un tas de torchon. Et il n’y a pas pire comme matière pour aggraver les choses et risquer l’infection. Pourtant, je garde ça pour moi et entre à l’intérieur de l’appartement. Je ne fais pas attention à ce qu’il y a autour, trop occupé à fixer le corps de Khor. Au bout d’un mois, je ne suis pas prêt d’oublier l’entièreté de son anatomie. Il est bien fait. Je me souviens encore d’il y a quelques années, lorsque je l’ai soigné alors que je n’étais qu’un stagiaire en médecine. Je me remémore la forme de ses fesses, la courbe de ses muscles, les battements de son cœur, irréguliers.

Dans mon esprit, je me refais le cheminement du sang qui peine à passer dans ses veines, dû à un traumatisme dont j’ai perdu la cause. Il ne s’est pas laissé engraisser et semble tout de même prendre soin de son corps, ce qui me ravi. J’adorerai le reprendre à sa mort. Notamment ses organes. Je suis donc mon ami dans son appartement et il me mène dans le salon avant de se laisser lourdement tomber dans son canapé. Je m’approche et m’assois près de lui, constatant d’un coup d’œil la pile de torchons usagers qu’il vient tout juste d’utiliser. Et ce n’était pas pour un quelconque plaisir solitaire, mais bien pour rattraper sa bourde.

« T’occupe pas trop des taches mais putain, ça fait salement mal les coupures. Si tu avais de quoi régler ça… J’ai compressé cette merde en attendant que tu viennes mais je t’avoue que je commence à voir trouble là… Alors toubib, j’fais quoi ? »

Je repose mon regard sur Khor qui commence à essayer de m’expliquer ce qu’il a essayé défaire pour contenir le sang. Il est un peu pâle, pas étonnant avec tout le sang qu’il a perdu. Rien qu’à en voir son état, je vois bien que la blessure doit être assez profonde. Un sourire apparaît sur mon visage sans que je n’essaye de le dissimuler. Oh ? Je vais peut-être devoir recoudre ? J’ai hâte.

« Tu ne fais rien et tu me laisses faire, Khor. Je vais te prendre en charge, avec moi, tu ne risques rien. Veilles simplement à ne pas perdre connaissance… Je résisterai difficilement à l’envie de te piquer ton cœur. »

Je réponds tranquillement en ouvrant ma trousse de secours. Je retire doucement le torchon et découvre la plaie. Hmm, irrégulière, profonde, gorgée de sangs et de résidus de tissu à cause du torchon. Je passe lentement mes doigts autour de la plaie, telle une caresse morbide. Mon sourire n’a pas disparu. Je prends toujours autant de plaisir à pratiquer mon métier. Je suis heureux, tellement heureux que Khor se soit blessé. Ce n’est pas souvent que je recouds des blessures. L’excitation grimpe vite en mon fort intérieur et j’inspire profondément pour me calmer. Je me lève donc et me mords la lèvre.

« Je vais devoir nettoyer la plaie avec de l’eau, pour ensuite la désinfecter et puis, te recoudre. Tu ne t’es pas raté, c’est une certitude. Mais je suis heureux que tu m’aies appelé. Très, très heureux. Je reviens. »

Tout en sifflotant, je file dans la cuisine et m’approche du frigo. J’attrape une bouteille d’eau. La fraîcheur va permettre d’endormir un peu la blessure. Et puis, j’ai encore de l’anesthésiant en stock que l’on m’a livré. Je reviens ensuite m’asseoir près de Khor. Je prends une compresse dans ma trousse de soin et l’imbibe d’eau avant de commencer à nettoyer la plaie. Par la suite, je pose le tout sur la table basse et sort le désinfectant. Il ne pique pas, je ne vais pas faire souffrir inutilement mon Khor tout de même. Il doit déjà être traumatisé par la blessure… Une fois fait, j’attrape une seringue et le produit anesthésiant. Je note le regard apeuré de mon ami et me souviens qu’il n’a jamais vraiment aimé les piqûres. Tout en injectant le produit dans la seringue, je lui jette un coup d’œil.

« Tu es un grand garçon. Ce n’est pas une petite piqûre qui va te faire peur, si ? La douleur sera ridicule par rapport à celle que tu es en train de ressentir. Ne t’en fait pas, je serais doux. »

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Khor Valdur a écrit:




Le temps de changer

 


Une fois installé j'écartais les torchons pour le laisser découvrir la chair fendue noyée de liquide rougeâtre. Poisseux. Au moins autant que mon front. Je me demande du coup ce qu'il en pense mais à sa tête on voit que c'est pas beau à voir. Je grimaçais lorsqu'il passa le doigt sur la plaie pour serrer les dent je frissonnais de douleur. Ça faisait mal putain !

— Me piquer mon coeur ?! T'es fou… Plaisante pas. Il serait trop lourd pour toi.

Je trouvais encore le moyen de faire de l'humour et relevais le coin de lèvre. Parfois je me demandais si mon coeur ne marchait pas au sang noir tellement il était couvert de blessures. De cicatrices invisibles qui l'avaient gorgé toute ma vie. Je renversais la nuque en arrière dans un souffle tendu, grognant silencieusement.

— Mais grouille toi quand même parce que je sais que t'es content mais moi c'est pas pareil.

Ça faisait au moins une heure que j'avais mal. Je comprenais toujours pas comment il pouvait être si content de me voir dans cet état, ou pourquoi ça lui procurait tellement de plaisir de pouvoir s'y prendre sur ces plaies. Déjà à l'hôpital ça lui avait valu des regards de travers mais je ne le connais alors pas le moins du monde. Il y avait chez lui quelque chose de terriblement dérangeant. Une chose étrange sur laquelle je ne parvenais pas à mettre le doigt mais pour laquelle finalement j'accordais une moindre importance. Attendant patiemment son retour je reposais les yeux sur le matériel qu'il déballait sur la table puis soupirait en fermant les yeux quelques secondes. J'avais soif. Et la gorge sèche.

— File moi la bouteille quand tu auras finis.

Sauf qu'une seconde plus tard en reposant les yeux sur lui j'le vois avec une seringue pleine entre les doigts. Ce tableau d'horreur me fit écarquiller les yeux. Ah non putain pas ça ! Pas la seringue. Je me redressais par réflexe pour le dévisager avec des yeux ronds comme des billes, déjà prêt à protester mais il me coupe.

— Nan, nan devant une piqure je suis pas un grand garçon et tu le sais très bien Sei ! On peut s'en passer si jamais c'est pas une obligation.

J'enfonçais un peu plus mon postérieur dans le canapé, mon esprit me suppliant déjà de lui dire nan.  Aussi improbable que ça soit j'avais plus peur des aiguilles que des flingues, des couteaux ou que de n'importe quelle autre arme en main. Déjà à l'époque quand il m'avait soigné, les piqures avaient soulevé en moi une terreur irraisonnée.

Je me raclais la gorge en détournant la tête.

— Allez alors, perds pas ton temps parce que je serais pas cap d'accepter longtemps de te voir avec ce truc entre les doigts.

J'imaginais déjà l'aiguille qui venait se nicher dans ma peau et l'angoisse de le sentir trifouiller en dessus.

Sans parler du fait que c'était le moment ou Khai avait choisit pour faire son apparition. À l'arrivée du médecin il s'était caché dans l'appartement et j'me doutais bien qu'il avait du nous observer, j'en profitais pour me ressaisir et lui faire signe de venir sans toutefois lui exposer mon bras dégoulinant.

— Viens Khai, présente toi.

Il avança un pas hésitant tout en dévisageant le médecin, ses yeux ne tardant pas à passer sur l'aiguille qu'il tenait en main lui aussi, mais contrairement à moi cela ne sembla pas l'effrayer. Pour rien au monde même. Il devait probablement être plus courageux que moi et je me sentis un peu honteux.

— Sei, voici mon gosse. Khaï.

Je passais une main dans les cheveux noirs de mon fils et lui frottait la tête d'un sourire fier. Khaï lui se contenta de hocher la tête, un peu penaud de voir ce que Sei comptait m'faire probablement.
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